Adolescence & toxicomanie

chez-alain-5.jpgVue sur le Vauclin et sa baie - Martinique FWI 

 

  

L’adolescence, définie comme étant la « période de la vie entre l’enfance et l’âge adulte », est en effet source de grands changements, positifs ou négatifs, qui sont déterminants pour l’avenir de la personne. Ces changements physiques ou psychologiques forment des traits de la personnalité et du caractère qui sont souvent encore présents des années plus tard, mais qui sont aussi déroutants pour l’adolescent lui-même qui cherche son identité.

L’adolescent, face à toutes ces nouveautés et ces changements, a souvent tendance à chercher des moyens de s’évader ou, tout
simplement, de s’amuser. Un moyen réputé et connu par presque tous les jeunes est la drogue, qui est assez populaire auprès des adolescents. Il est prouvé que la majorité des jeunes ont déjà expérimenté la drogue, pour différentes raisons, pendant cette période de leur vie.

La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d’une façon habituelle ou périodique, un ou plusieurs produits
psychotropes (drogues) susceptibles d’engendrer une accoutumance ou un état de dépendance physique et / ou psychique.



I) Epidémiologie


Les toxicomanes ont essentiellement entre 15 et 25 ans. Actuellement, la drogue illicite la plus consommer en France est le cannabis sous ces différentes formes. 85% des jeunes s’y sont adonnés à un moment de leur vie, plus ou moins fréquemment.


Nous pouvons diviser ce 85 % en 3 groupes :

1) Les consommateurs occasionnels (60%) : ils consomment en des circonstances particulières  (anniversaires, fêtes, …) 

2) Les consommateurs réguliers (20%) : leur consommation est répétitive, sur une base hebdomadaire, il y a une dépendance psychologique.

3) Les consommateurs problématiques (5%) :

a) Les surconsommateurs : celui-ci y consacre presque tout son temps, son énergie et son argent, cet adolescent a besoin d’aide extérieure.

bLes abusifs : consommation irrégulière, mais importante de drogue, il y a souvent un mélange de substance en grande quantité.



Quant aux psychotropes, généralement de la marijuana et du haschich, 5% des adolescents de la 6ème en ont consommé, ce taux augmente d’environ 5% par passage d’une classe à l’autre pour atteindre 30% en 2nde. Ils s’y adonnent avec des amis, la fin de semaine, et surtout pour le plaisir.



II) Les différentes drogues


Stupéfiants : - opium et dérivés : morphine, héroïne, … drogues de synthèse

Hallucinogènes : - LSD 25ü - cannabis - champignons

Excitants majeurs : - cocaïne, crack, amphétamines et dérivés : ecstasy, anorexigènes, …

Sédatifs : - benzodiazépines - barbituriques

Enivrants : solvants et les produits volatiles (alcool, éther, poppers, protoxyde d’azote, trichloréthylène,)



III) Facteurs favorisants 



Quelques motifs de consommation des  adolescents :


Satisfaire la curiosité, le désir d’expérimentation afin de connaître l’effet du produit. Recherche l’évasion, l’effet réputé, l’euphorie, le bien-être. Répondre aux pressions du groupe, conformisme. Favoriser les échanges. Besoin d’assurance et de confiance en soi, pour faire face aux problèmes. Augmenter la créativité et la performance artistique (favoriser par les hallucinogènes) Réduire l’angoisse, oublier une peine ou un échec, bien-être personnel moins satisfaisant, perception d’une vie plus stressante et le sentiment d’être moins heureux. Augmenter l’appétit sexuel. Troubles familiaux, divorce, sur-implication des parents au travail, famille reconstituée, peu d’encouragements de la part des parents, relation parents enfants moins positive. Difficulté scolaire, expérience scolaire problématique, absences injustifiées, des résultats scolaires en dessous de la moyenne, aspirations scolaires moins élevées.



IV) Conséquences


La toxicomanie est une problématique multidimensionnelle parce qu’elle a des répercussions sur la santé physique et mentale des individus, sur leur vie économique et sociale et, dans certains cas, parce qu’ils sont susceptibles de faire face à la justice.


Accoutumance : diminution des effets sur l’organisme d’une dose fixe d’une substance au fur et à mesure de son utilisation. Elle se traduit par la tendance à l’augmentation des doses à chaque prise et au rapprochement des prises.

Dépendance physique : état adaptatif de l’organisme caractérisé par l’apparition de troubles physiques parfois intenses lorsque l’administration du produit est suspendue brusquement. Leur ensemble constitue le syndrome de sevrage, d’abstinence ou de manque.

Dépendance psychique : désir, souvent irrépressible de répéter les prises afin de retrouver les sensations agréables. Ces deux notions de dépendance ne sont pas qualitativement distinctes mais traduisent deux aspects étroitement corrélés d’une seule et même notion. Le syndrome de manque vient renforcer la dépendance psychique qui elle-même influe sur la présence et l’importance du manque.



A moyen et long terme on relève les conséquences suivantes :

Des aspirations scolaires plus limitées, moins d’encouragements de l’entourage à la poursuite des études, une moins grande implication dans les activités parascolaires (culturelles et sportives), une moins grande implication sociale et sportive en général, moins d’implication au niveau du travail du soir et de fin de semaine (ces activités ne sont pas assez payantes pour subvenir aux
besoins de consommation)

Ces conséquences sont proportionnelles à la consommation c’est-à-dire qu’elles sont d’autant plus prononcées que la consommation est lourde.



Les signes d’alerte de l’abus de drogues peuvent être :


Physiques : - fatigue durable - Perte de mémoire - plaintes physiques répétées - yeux rouges et ternes - toux persistantes.

Emotionnels : - changement de la personnalité : repli sur soi - Levée de l’inhibition - changements d’humeur - irritabilité  comportement irresponsable - mauvaise estime de lui-même - dépression ou manque d’intérêt général.

Problèmes sociaux : - nouvelles amitiés moins intéressées par les problèmes familiers ou les activités scolaires - Accrochage avec la loi - adoption de styles vestimentaires et musicaux moins conventionnels. 



VI) Conduites à tenir 


1. Les soignants


Ecouter sans juger - Comprendre sans approuver - Apparaître comme un point de repère - Ne pas céder à la séduction ou au chantage - Faire attention au transfert du toxique au soignant - L’encourager, le valoriser - Etre optimiste - Fixer des règles et des limites. 


2. Les parents  


Questionnaire :


Vous avez remarqué des changements dans l’attitude de votre adolescent ?  

Votre adolescent change-t-il soudainement et fréquemment de groupe d’amis ?  

Y a-t-il des changements dans les revenus et les dépenses de votre adolescent ? 

Avez-vous certaines difficultés à entrer en relation avec votre adolescent, subitement devenu secret ?

Croyez-vous que votre adolescent est susceptible de consommer de la drogue ?



Conduites à tenir :


Montrer de l’intérêt pour tout ce qui touche leur enfant sans être indiscret.   Consulter un professionnel si doute.

Comprendre sans juger, sans approuver et instaurer des règles à la maison.

Etre optimiste, affectueux.

L’encourager, le valoriser.



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